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ARTS VISUELS

Casell’arte accueille des artistes visuels en résidence pour une durée allant de trois semaines à deux mois. Les résidences sont dotées d’une bourse pour l’ensemble du projet. Les appels à projets ont lieu tous les deux ans.

RESIDENCEs PASSEEs :

Venez découvrir les oeuvres

Résidence en cours :

Du 22 au 27 novembre

''Oikos ou Inkamera''

SUPERPARTNERS

Invités en résidence de recherche et de création à Casell’arte, Superpartners propose d'investir une chambre de l'hôtel E Caselle, structure partenaire de la Fabbrica Culturale dans la lignée des chambres "Signature" déjà réalisées - Jacqueline Desanti (2019) et Florence Kutten (2020).

Il s'agira pour SMITH d'aménager un espace ouvert sur l'intimité de son propre travail. Il s'agira pour lui d'imaginer une chambre qui serait pour lui comme un lieu idéal, une chambre à soi qui tiendrait compte ses propres spécificités sensorielles, souvent partagées par d'autres visiteurs neuroatypiques ; et l'interaction de cette chambre avec le paysage environnant - la lumière, la rivière, les végétaux, les animaux.

Portant une attention particulière aux textures, aux lumières, aux sons, Smith aménagera cette chambre intérieure (inkamera) en faisant appel à des artisans en tenant en compte les conditions écologiques de production de cette pièce (à vivre).

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Le duo SUPERPARTNERS

Artistes, chercheur·euses, producteur·ices, performer·euses, transeur·euses, commissaires... le binôme Superpartners, formé de SMITH et Nadège Piton, s'organise autour de projets indisciplinaires depuis 2018. Iels sont notamment co-auteur·ices du dernier numéro de la revue "The eyes", intitulé "Transgalactique" et consacré aux écritures photographiques trans et queer, et co-producteur·ices du projet "Désidération", signé par SMITH en collaboration avec l'écrivain Lucien Raphmaj et le studio de design Diplomates. A la fois studio de création, laboratoire de réflexion, pôle de productions, Superpartners consacre ses rêves et son temps à l'imagination et à la mise en espace de nouveaux mondes possibles. Iels sont actuellement artistes-complices à la Filature - Scène Nationale de Mulhouse, où iels préparent une exposition et une série de programmations (performances, concerts, projections) autour de "Transgalactique" pour Mars 2023. Superpartners a contribué à la genèse de l'Ossiderium (Casell'Arte), qui s'inscrit dans le cadre du projet "Désidération" de SMITH, dont le rapport à l'espace a été façonné par Diplomates.  

NADÈGE PITON

Née en 1973, Nadège Piton est titulaire d’un Master en histoire de l’art de l’Université Panthéon-Sorbonne, du diplôme de l’École du Louvre, et de l’EHESS. D’abord spécialisée en anthropologie visuelle, ayant travaillé sur les témoignages photographiques des zoos humains et des expositions coloniales sous la direction de Michel Poivert et Philippe Peltier, Piton se consacre ensuite à la diffusion de l’art contemporain en tant que collaboratrice de la DRAC Île-de-France, puis du Fonds National d’Art Contemporain. Entre 2010 et 2017, elle est chargée de production et de programmation du centre d’art le Transpalette à Bourges, où elle collabore notamment aux expositions “Like Mirror” (Brice Dellsperger & Natacha Lesueur), “Entropia” (SMITH, Art Orienté Objet, Quimera Rosa), “Traversées Ren@rdes” d’après un texte de Paul B. Preciado à l'occasion des 40 ans du Centre Pompidou, ainsi qu’à la Triennale de Vendôme. Performeuse, Nadège Piton fait partie de la troupe de cabaret burlesque Kisses Cause Trouble de 2004 à 2009, puis du cabaret parisien Le Secret, mené par Monsieur K depuis 2019. Elle incarne le personnage de "Levania" au sein du projet "Désidération" (performances, films, podcasts). Nadège Piton travaille en binôme avec l'artiste SMITH à travers leur studio "Superpartners" en tant que coordinatrice et productrice. Le duo signe notamment l'ouvrage "Transgalactique" en 2020, autour des artistes trans dans l'histoire de la photographie, ainsi que plusieurs commissariats, et la production du projet-monde "Désidération", notamment exposé aux Rencontres d'Arles 2021.

SMITH

Artiste-chercheur né en 1985, SMITH explore la pratique et la représentation de la transition, de la métamorphose, des relations interspécifiques, des mues de l’identité humaine, dans un ensemble d’œuvres où la photographie côtoie le cinéma, la vidéo, la chorégraphie, la performance, le bio-art, la sculpture et l’utilisation des nouvelles technologies. Combinant des approches fictionnelles, scientifiques et philosophiques, ses travaux souvent collaboratifs furent présentés sous la forme d’expositions personnelles aux Rencontres internationales de la photographie d’Arles, au Palais de Tokyo (Paris), au musée de la Photographie d’Helsinki, et dans de nombreux pays d’Europe (Suisse, Suède, Autriche, Luxembourg, Allemagne, Espagne, Italie…), d’Asie (Chine, Cambodge, Corée du Sud) et d’Amérique latine (Mexique, Chili, Uruguay) ainsi qu’aux États-Unis. Ses films Spectrographies, TRAUM, Les Apocalyptiques furent diffusés en festivals et cinémas en Europe. Ses performances artistiques et chorégraphiques furent présentées au Centre Pompidou, au Théâtre de la Cité Internationale (Paris), au Centre national de danse (CND) de Pantin, ou au Centre chorégraphique national (ICI-CCN) de Montpellier. Il est actuellement artiste associé à La Filature - Mulhouse. Jusqu'en 2021, SMITH s'est consacré à l'observation des porosités cosmiques de l’identité humaine avec le projet Désidération, imaginé avec l’astrophysicien Jean-Philippe Uzan, l'écrivain Lucien Raphmaj, et le designer Diplomates, à la manière d’un blob s’étendant dans toutes les directions de l’imaginaire. 

SMITH est représenté par la galerie Christophe Gaillard et l'agence Modds à Paris. Il est titulaire d'un doctorat de l'UQAM, Montréal.

OEUVRES À DÉCOUVRIR :

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Page en cours de construction

"E" / Clarisse Tranchard, Matthieu Boucherit, Marion Zilio, Elsa Madeleine. 

 

ETNA / EARTH / ENDE est un projet d’installation pérenne in situ, inspirée des Bolis maliens, à laquelle fait écho une vidéo tournée à l’iphone7.

Le film raconte comment cette sculpture naît de la quête d’un personnage, par le truchement de son environnement naturel, de son être profond. Il constitue également une part du processus de la mise en oeuvre performative du projet : les matériaux sont acheminés à pied en une procession, chacun des participants apparait comme un élément vivace de ces objets, sculptural et filmique.

Il est question d’intérieur et d’extérieur, de sacré archaïque résonnant dans notre modernité, de réappropriation d’un commun qui nous relie, de la représentation d’un fétiche et de sa vitalité métaphysique au sein d’une réalité contemporaine, de la convergence du pouvoir invisible des objets, de notre capacité intrinsèque à la transformation de notre être par le truchement de la créativité.